Extraits
de presse
Poète autant que peintre, épris de musique,
son imagination se renouvelle dans un perpétuel émerveillement.
Il ne conçoit pas la beauté sans le mouvement et c'est
ainsi qu'il donne à ses créatures les plus irréelles,
nées de ses rêves comme celles de Gérard de
Nerval, l'illusion de cette vie, par quoi il affirme son originalité.
Henry Hugault,
Aspects de la France, 14 septembre
1961.
"Odilon Redon, disait Masson, est grand par
son fantastique biologique. Il s'interesse aux phénomènes
d'éclosion, de germination, ce qu'aucun peintre n'avait fait
avant lui."
La lecture des écrits de Redon confirme cette idée
de croissance organique appliquée chez le peintre symboliste
aux choses de l'esprit.
Comme son fantastique repose sur la "nostalgie des commencements"
de la vie animale, son interprétation de l'art moderne répond
à une forte nostalgie de la tradition ; il préfère
l'épopée ou la légende à la prose "littéraire".
Les écrits de Redon sont indispensables pour la compréhension
du peintre d'abord, mais aussi de cette grande époque de
la peinture qui va du Salon des refusés de 1863 au triomphe
de Cézanne, à l'éclatement du fauvisme.
Le Monde, 1er novembre 1979.
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